Le D440 Festival dans le Sancy du 2 au 13 août 2026
La musique classique partira à la rencontre du public dans les villages du Sancy cet été à l’occasion de la 4ème édition du D440 Festival !
Du 2 au 13 août 2026, concerts en plein air, siestes musicales, arts et nature, ateliers et bals traditionnels offriront au public une programmation entièrement gratuite.
Soutenu par la Communauté de communes du Massif du Sancy dans le cadre de sa politique culturelle, le D440 Festival fait le choix de sortir la musique classique des grandes salles pour l’emmener là où on ne l’attend pas pour aller à la rencontre du public.
🎻 Les événements investissent ainsi des lieux variés (espaces naturels, centres-bourgs, sites patrimoniaux…) et s’adaptent aux spécificités des communes qui les accueillent.
La programmation, éclectique, s’étend du baroque au contemporain et mêle musique, danse et récit à travers des formes hybrides. Elle s’adresse à tous les publics :
– Concerts tout public (formes immersives, scénographiées)
– Siestes musicales (formats légers en journée)
– Bals traditionnels (dimension festive)
Au total, douze concerts, deux bals et trois siestes musicales seront proposés.
Dimanche 2 août 2026 à 20h : « Ostinato » à Besse-et-Saint-Anastaise (stade de football)
Lundi 3 août 2026 à 18h30 : « It’s Tea Time ! » à Saint-Genès-Champespe (église)
Mardi 4 août 2026 à 18h30 : « Ravel, Harmonies » à Chastreix (église)
Mercredi 5 août 2026 à 18h30 : « Ravel, Harmonies » à Égliseneuve-d’Entraigues (cour d’école)
Jeudi 6 août 2026 à 20h : « Ostinato » à Chambon-sur-Lac (plage verte)
Vendredi 7 août 2026 à 15h30 : « Cordes dansantes » (sieste musicale) au Valbeleix (au pied de l’œuvre Horizons « Aquila Serta » – La Roche Nité)
Dimanche 9 août 2026 à 18h30 : « Sérénades sans paroles » à Saint-Nectaire (église)
Dimanche 9 août 2026 à 20h : bal traditionnel à Saint-Nectaire (parvis de l’église)
Lundi 10 août 2026 à 18h30 : « Sérénades sans paroles » à Murol (place de l’église)
Mardi 11 août 2026 à 15h30 : « 2 violoncelles à la cour de Berlin (sieste musicale) » à Saint-Victor-la-Rivière (parvis de l’église)
Mercredi 12 août 2026 à 18h30 : « L’heure des cuivres » à Picherande (lac de Gayme)
Mercredi 12 août 2026 à 20h : bal traditionnel à Picherande (lac de Gayme)
Jeudi 13 août 2026 à 15h30 : « Les anches gardiennes » (sieste musicale) à La Godivelle (parvis de l’église)
Jeudi 13 août 2026 à 18h30 : « L’heure des cuivres » à Murat-le-Quaire (chapelle)
Le festival proposera également cinq ateliers fondés sur la pratique musicale directe (chant, rythme, instruments). Animés par plusieurs artistes, ils sont conçus dans des formats participatifs d’environ 1h30. Ils seront déployés au sein d’EHPAD, structures jeunesse et lieux publics du Massif du Sancy afin de toucher des publics éloignés ou non initiés.
À travers son soutien au D440 Festival, la Communauté de communes du Massif du Sancy confirme son engagement en faveur d’une offre culturelle de qualité, au plus près des habitants, tout en renforçant l’attractivité et le dynamisme du territoire.
En dehors des dates programmées dans le Sancy, le D440 Festival propose d’autres rendez-vous.
👉🏻Retrouvez l’intégralité des évènements sur www.d440.fr
CONTACT ET RENSEIGNEMENTS
04 73 78 50 83 ou b.bechet@cc-massifdusancy.fr
DESCRIPTIFS DES CONCERTS
OSTINATO (Besse / Chambon-sur-Lac)
Un Grand Orchestre, sept danseurs et l’obsession de la répétition – de Bach à Ravel, un spectacle total.
Ce programme est construit autour d’une idée toute simple, mais vertigineuse : la répétition, l’éternel retour. Dans nos vies, tout revient sans cesse – les saisons, les cycles du jour et de la nuit, et ce mouvement de la vie qui naît, s’éteint et recommence. En musique, cette idée prend la forme de l’ostinato : un motif répété qui, par son insistance, devient moteur d’énergie et d’émotion. Parfois il se transforme, change de couleur, mais reste reconnaissable – comme un visage qui vieillit sans devenir un autre. Parfois, au contraire, c’est tout ce qui l’entoure qui se densifie, comme si le monde bougeait autour d’un point fixe. Quatre oeuvres, issues de périodes et d’esthétiques différentes, explorent cette obsession sous des angles différents. Pour l’enrichir d’une dimension visuelle et corporelle, une chorégraphie originale est spécialement créée et interprétée par sept danseurs, dialoguant avec l’orchestre tout au long du programme.
T’S TEA TIME (Saint-Genès-Champespe)
Entre flegme, humour et lyrisme, la musique britannique ne manque jamais de surprendre !
L’Angleterre regorge d’artistes fantastiques, les littéraires le savent bien. Et pourtant, bien que pas inconnus, les compositeurs anglais sont souvent oubliés, sinon boudés !
La musique anglaise est riche de caractères qu’on ne trouve jamais exactement ailleurs. L’humour instrumental de Britten, notamment, dans son Quatuor n°3 ou dans sa Simple Symphony. Les cordes des violons se font obstinées, quand elles ne s’amusent pas à se transformer en guitare !
La musique anglaise, c’est aussi des sentiments exprimés avec pudeur, sans épanchement. La pureté des quatuors de Walton et d’Elgar n’enlève en rien l’expressivité, d’autant plus intense qu’elle est contenue. Parfois, les larmes s’écoulent tout de même, cédant à la passion romantique de Frank Bridge.
Enfin, l’efficacité et la facilité avec laquelle Gustav Holst s’adresse à l’auditeur n’est qu’un dernier appel : cédez aux sirènes de la musique anglaise, vous y découvrirez tout un monde qui vaut bien une traversée de Manche.
RAVEL, HARMONIES NOUVELLES (Chastreix / Égliseneuve-d’Entraigues)
Entre souvenirs et heureux et traumatismes, inspirations anciennes et élan créateur, voyage théâtral et musical dans la tête d’un compositeur.
Seul en scène, ou presque, un compositeur pense tout haut. La comédienne incarne Maurice Ravel, non pas en biographie illustrée, mais à travers une suite de scènes : souvenirs d’enfance au Pays basque, fascination pour l’artisanat de précision transmis par son père, amitiés musicales, salons, nuits avec les Apaches, éclats de guerres et d’actualités qui traversent sa musique. Entre deux éclairs d’humour, il interroge ce qu’est être « artiste de son temps » : faut‑il suivre le siècle, lui résister, ou simplement tenter de rester honnête avec ce que l’on entend en soi ?
Autour d’elle, les musiciens deviennent tour à tour partenaires de jeu, fantômes du passé et figures du futur : le Chant de Linos d’André Jolivet fait surgir la crise de l’homme au sortir des catastrophes du XXᵉ siècle, où la ferveur rituelle se frotte à la déchéance de la quête du beau. L’Introduction et Allegro de Ravel, elle, rappelle la tension permanente entre tradition française, influences étrangères, exotismes rêvés et curiosité pour tous les langages du passé que le compositeur dissèque et s’approprie avec une précision d’orfèvre.
En miroir, une création de Thomas Briant vient clore le parcours : une pièce écrite dans le sillage de Ravel, nourrie de la même curiosité pour des harmonies nouvelles et pour des rythmes empruntés aux folklores, mais assumant pleinement l’identité artistique marquée d’un compositeur d’aujourd’hui.
2 VIOLONCELLES A LA COUR DE BERLIN (Saint-Victor-la-Rivière)
Une plongée dans l’effervescence artistique de Berlin au tournant des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, berceau de la grande école de violoncelle.
Ce programme explore la naissance de l’école de violoncelle de Berlin autour de la figure fondatrice des frères Duport, dans la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle. Ces deux musiciens français, Jean‑Pierre et Jean‑Louis Duport, furent d’abord célèbres à Paris avant d’être appelés à la cour de Prusse par Frédéric‑Guillaume II, lui‑même violoncelliste amateur. Le raffinement de leur jeu, hérité de la tradition française, s’allia à l’exigence allemande pour donner naissance à une esthétique nouvelle : celle d’un violoncelle soliste, expressif et virtuose, dont l’école berlinoise allait devenir le premier foyer européen.
C’est toute une histoire du violoncelle que l’on retrace, de la virtuosité galante à l’élan préromantique. En combinant le brio français, la noblesse viennoise et la rigueur allemande, ces oeuvres témoignent d’une ère où le violoncelle s’affirme comme voix pleine, égale et indépendante. Comme les figures entrelacées des deux piques, les deux archets s’y croisent, se répondent et s’unissent dans un dialogue toujours renouvelé, reflet de deux siècles d’héritage et de fraternité musicale.
SERENADE SANS PAROLES (Saint-Nectaire / Murol)
Musique du crépuscule et de la douceur du soir, traverse ici sept nations et un siècle d’Europe romantique pour orchestre à cordes.
La sérénade trouve ses origines dans l’Italie et l’Espagne de la Renaissance, où elle désignait d’abord une musique offerte en plein air, généralement au crépuscule, pour rendre hommage, séduire ou célébrer un événement. Tiré de l’italien serenata, lui-même issu du latin serenus (calme, serein), le terme évoque ces moments suspendus où la musique accompagne la transition vers la nuit, que ce soit sous les balcons ou au coeur de rassemblements populaires. Peu à peu, la sérénade évolue, et devient souvent un chant d’amoureux qui accompagne les premiers sentiments des jeunes gens. Ce genre populaire a rapidement été adopté par les compositeurs de musique dite savante, avec une diversité d’approches selon les époques et les nations européennes. Le programme choisit de faire revivre ce voyage à travers l’histoire et les styles de la sérénade.
CORDES DANSANTES (Le Valbeleix)
De la musique baroque au tango : un tour du monde des danses régionales avec le violon et la guitare.
Comme une invitation à explorer la danse dans tous ses états et à travers les siècles, du baroque jusqu’aux rythmes populaires du XXe siècle.
Comme un terrain de jeu pour deux musiciens complices, le parcours musical dessine une cartographie sans frontières de la danse : tantôt collective ou soliste, tour à tour élégante, effrénée ou méditative, chaque page révèle la capacité de la musique à faire danser aussi bien les corps que les imaginaires.
L’HEURE DES CUIVRES (Picherande / Murat-le-Quaire)
Du romantisme au swing, du cinéma à la danse : un quintette de cuivres explore toutes ses couleurs dans sa formation la plus emblématique.
Pour la première fois, le festival accueille un quintette de cuivres au coeur de sa programmation. Cette formation – deux trompettes, cor, trombone et tuba – déploie une palette sonore à la fois éclatante et subtile, avec la noblesse d’un quintette de cuivres et la puissance d’un orchestre miniature. Longtemps relégués à l’arrière-plan, les cuivres prennent ici toute la lumière.
Le programme est construit comme un voyage : du romantisme lyrique d’Ewald aux élans polyphoniques de Bach, de l’humour dansant de Koetsier aux accents cinématographiques de La Marche de Poudlard. Touches de swing, d’âme latine, de jazz et de groove se mêlent au grand répertoire, tandis que des pièces originales pour quintette révèlent toute la richesse d’un langage chambriste en perpétuelle conquête.
Alors que les cuivres se font tour à tour chantants, virtuoses ou espiègles, c’est une invitation au voyage – à travers les époques, les styles et les continents – que cet ensemble nous offre.
LES ANCHES GARDIENNES (La Godivelle)
Hautbois, clarinette, basson, une formation qui sent le roseau.
Simples ou doubles, les anches, lames de roseau vibrantes, donnent leur timbre si particulier au hautbois, à la clarinette et au basson. Réunis en trio, ces trois instruments forment l’une des formations de musique de chambre les plus raffinées du XXᵉ siècle, capable de passer d’une transparence presque classique à des couleurs chaleureuses et enveloppantes.
Au fil du programme, le trio traverse époques et esthétiques : clarté mozartienne, élégance française des années 1930, héritage baroque réinventé à partir de Bach, écriture plus nerveuse et moderne du début du XXᵉ siècle. Les Romances sans paroles de Mendelssohn apportent quant à elles une veine plus intime et lyrique, comme de petites scènes sans mots.
Une soirée qui, du XVIIIᵉ siècle à aujourd’hui, ne cesse de révéler ce que trois roseaux peuvent faire ensemble.
BAL TRADITIONNEL (Picherande / Saint-Nectaire)
Le D440 Festival vous invite à entrer dans la ronde pour une soirée de bals traditionnels. Des bourrées endiablées aux valses langoureuses, en passant par les rondeaux enjoués, venez découvrir ou redécouvrir les danses qui ont fait vibrer nos régions pendant des siècles. Guidés par nos musiciens expérimentés, laissez-vous emporter par les mélodies entraînantes de nos musiciens talentueux.
Que vous soyez novice ou danseur chevronné, ces bals sont l’occasion parfaite de partager un moment convivial, de tisser des liens et de perpétuer une tradition vivante qui ne cesse de se réinventer !
